Clinique Veterinaire de Kinshasa


Service de Garde & Urgences 24h/24
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A propos de la clinique
Nos médecins vétérinaires sont à votre service 24h/24 pour recevoir les patients que vous nous confiez.
Présentation

C'est en 1983 que Madame Viviane Corillon, pharmacienne de profession, eut l'idée de créer un dispensaire vétérinaire pour combler un manque d'accès aux soins pour les animaux de compagnie sous le nom de "Société Vétérinaire Kinoise". Le feu Dr. Samuel Makumbu y fut le premier médecin vétérinaire. Il fut rejoint finalement en 1987 par le Dr. Pierre Verhaeghe. En 1990, les deux confrères décidèrent de racheter l'affaire et s'associèrent pour créer l'actuelle "Clinique Vétérinaire Kinoise".

L'Histoire du Zaïre et du Congo tissa l'évolution de la clinique. La fin de la coopération internationale en 1990, les pillages de 91 (dont la clinique fut directement victime) et 93, la guerre de Libération, le 1+4, les premières élections et tout ce qui s'en suivit, furent autant d'événements qui en marquèrent l'évolution, sans que jamais aucun de ses acteurs ne songe à abandonner son poste.

En 1995, la clinique participa au démarrage du projet des bonobos avec le WSPA (World Society for the Protection of Animals) qui aboutit à cette extraordinaire réalisation qu'est "Lola ya bonobo" sous la conduite de Claudine André. Les bonobos furent logés à la CVK dans un premier temps. Ce fut un moment merveilleux mais aussi terriblement frustrant quand nous avons découvert la complexité de soigner ces jeunes "enfants de la guerre" traumatisés et psychologiquement déstabilisés, dénutris et malades. C'est le Dr. Pierre qui a initié l'idée de donner des noms appartenant à la géographie congolaise aux bonobos. Bukavu fut le premier.

En 2003, Dr. Jerôme Shengo, fraîchement diplômé vint rejoindre l'équipe. Il était un esprit jeune et bien formé qui avec l'expérience devint un pilier de la clinique, en particulier après le décès de Dr. Makumbu en 2005 quand il décida d'unir son destin à celui de la CVK.

Avec obstination, comme dirigée par une bonne étoile, toujours inaccessible et toujours plus brillante, la direction de gestion a pu maintenir le cap et enrichir son potentiel technique malgré les aléas économiques nationaux.

Aujourd'hui, un jeune confrère est venu se joindre à l'équipe. Sa fonction sera, entre autre, d'assurer la relève du Dr. Pierre Verhaeghe en cas d'absence pour suivre les soins des chevaux, ces animaux si particuliers et qui demandent une disponibilité et une rigueur incomparables. Il s'agit de Dr. Elvis Konde qui fut un stagiaire brillant à la clinique il y a quelques années déjà.

Contexte

Traditionnellement le chien au Congo n'a jamais été considéré comme étant un animal de compagnie. Il était plutôt un commensal des hommes qui vivait à leur côtés et participait aux chasses en battue. Le petit gibier était pour les chiens, le gros pour les hommes. C'est de ce mode de vie qu'est issu cette race si particulière : le basendji.

Avec le changement de Régime en 1997, des congolais de la diaspora sont revenus au pays en y ramenant des habitudes adoptées en Occident. L'une d'entre elles était d'avoir un animal de compagnie. Parallèlement à cela, une classe moyenne s'est mise en place et a redynamisé la société. Le chien y a trouvé sa place . La clientèle canine congolaise est en pleine croissance. Les nouveaux propriétaires manquent parfois encore de savoir faire. Une clinique vétérinaire devient ainsi un centre éducatif pour apprendre comment vivre avec un animal de compagnie en respectant ses besoins comportementaux et éviter des erreurs néfastes. C'est l'occasion de nouer des amitiés sincères centrées sur la passion et la découverte.

Il ne reste pas moins vrai que la pratique clinique de la médecine vétérinaire qui n'est subventionnée par aucune aide, est relativement chère comparée au revenu moyen des kinois. Il faut donc arriver à réaliser cet équilibre délicat : accueil des demandes de conseils, qualité des soins et parfois, pour les plus démunis, beaucoup d'humanité et de compréhension.

Sisi (dans une cage de la pension CVK)
Sisi (dans une cage de la pension CVK)
Les visiteurs trouveront dans la parcelle quelques cages avec des singes, des cercopithèques de différentes espèces. Ils ne sont pas là pour notre plaisir ! Ce sont des animaux qui ont été recueillis suite a des maladies ou des abandons par leurs propriétaires. C'est le cas de Biobio qui fut opéré pour une fracture de la jambe et n'est jamais reparti. Ils sont là pour nous donner l'occasion d'expliquer au public de ne pas prendre d'animaux sauvages. D'abord, même avec la plus grande pitié et les meilleurs sentiments, acheter un petit animal sauvage vous rend complice d'un trafic qui renforce la destruction du milieu naturel en soutenant une filière commerciale. Ensuite, il faut savoir que le milieu naturel regorge de virus encore largement inconnus, qui sont hébergés dans la faune sauvage. Les ruptures d'équilibres écologiques prédisposent ces agents pathogènes à sauter le pas et à tenter leur chance dans l'espèce humaine, avec des succès très variables (Ebola, VIH, ...). Un petit singe n'est sans doute pas le cadeau à donner à un enfant ! Finalement, dès le moment de sa capture, parfois brutale et dramatique, le petit animal sauvage sera perdu pour son cycle naturel. Il ne sera plus reconnu par les siens et sera sans doute massacré si on tentait de le remettre en liberté. Voyez les efforts faits pour libérer les oarang-outangs ou les chimpanzés et les bonobos.

Projets d'avenir

Pendant très longtemps, la Clinique Vétérinaire Kinoise fut la seule clinique privée pour tout le bassin du Fleuve Congo. Cette exclusivité ne fut pas un frein au développement de la CVK. Au contraire l'idée fut toujours d'accroître les moyens diagnostiques et thérapeutiques afin d'élever le niveau des soins au plus haut des possibilités. Et cela reste l'ambition de la direction.

Le grand projet actuel est de s'équiper d'une unité de laboratoire afin de se libérer de la dépendance vis à vis des laboratoires humains afin d'obtenir des résultats plus rapides et plus adaptés aux différentes espèces, tant domestiques que sauvages, qui fréquentent les consultations. Il s'agit là d'un poste qui demande des gros moyens financiers, sans réel espoir de rentabilisation. Actuellement le service de laboratoire (tests sanguins, études bactériologiques ou mycologiques) est assuré par une collaboration avec la Clinique de la Diaspora, à Ma Campagne et son laboratoire Biomed Assistance.