Avec le développement des moyens de communication électroniques, de nombreux propriétaires prennent aujourd’hui contact avec nous après avoir consulté notre site internet ou nos réseaux sociaux. Nous les en remercions et sommes heureux de pouvoir les accompagner.
Mais une question revient régulièrement : « Docteur, mon chat est faible. Quel médicament puis-je lui donner ? »
La question paraît simple. Le problème, c’est que « faiblesse », « grattage », « vomissements » ou « diarrhée » ne sont pas des diagnostics. Ce sont des signes cliniques.
C’est précisément pour apprendre à faire la différence entre les nombreuses causes possibles qu’un Médecin Vétérinaire suit plusieurs années de formation universitaire.
Une même manifestation peut avoir des origines très différentes. Une démangeaison peut par exemple être liée à un parasite, une allergie ou une infection. Une faiblesse peut avoir des causes alimentaires, infectieuses, métaboliques ou bien d’autres encore.
Une photo envoyée sur WhatsApp permet rarement d'établir un diagnostic complet et encore moins de déterminer avec précision un traitement et son dosage.
L’examen clinique reste donc essentiel. Il permet notamment d’observer l’animal, de rechercher des signes qui ne sont pas visibles sur une photographie et, lorsque cela est nécessaire, de réaliser des examens complémentaires.
On peut ainsi découvrir un parasite cutané, suspecter une infection, détecter une lésion de l’œil ou encore identifier un problème qui nécessite une prise en charge rapide.
Lorsqu’un problème de santé est réellement présent, la meilleure téléconsultation reste parfois… une consultation.
C’est sans doute vrai… dans les deux sens !
À Kinshasa, les distances et surtout les embouteillages récurrents compliquent considérablement les déplacements. C’est notamment pour cette raison que la Clinique Vétérinaire Kinoise propose également des consultations le samedi et le dimanche, afin de permettre aux propriétaires de trouver plus facilement un moment pour faire examiner leur animal.
Nous effectuons également des visites à domicile dans certaines situations bien précises.
Mais une visite à domicile n’est pas toujours la meilleure solution.
Pas question, par exemple, de castrer un chat sur la table du jardin, sous le manguier !
Les visites sont particulièrement adaptées à des situations connues et à certains actes précis, notamment certaines vaccinations ou le suivi d’un animal déjà pris en charge par la clinique.
Pour une première évaluation ou face à des symptômes imprécis, la consultation à la clinique présente souvent de nombreux avantages : disponibilité du matériel, possibilité de réaliser certains examens et présence de l’équipe nécessaire à la prise en charge de l’animal.
Notre objectif n’est donc pas simplement de nous déplacer, mais de vous proposer la solution la plus adaptée à la situation de votre animal.
Autre situation que nous rencontrons régulièrement : « Un vétérinaire est passé il y a trois jours. Il a fait des piqûres, mais ça ne va toujours pas. Que dois-je lui donner ? »
Il existe malheureusement une certaine confusion autour des différents métiers de la santé animale.
Un assistant vétérinaire ou un technicien vétérinaire n’est pas un Médecin Vétérinaire. Son rôle est important dans une clinique, mais il intervient dans le cadre de ses compétences et, lorsqu’il y a lieu, sous la responsabilité du Médecin Vétérinaire.
L’établissement d’un diagnostic, le choix d’un traitement et la détermination de son dosage nécessitent une formation médicale spécifique.
Une injection n’est pas un diagnostic. Et l’absence d’amélioration après un traitement doit justement conduire à réévaluer le cas plutôt qu’à multiplier les médicaments.
L’automédication peut par ailleurs exposer l’animal à des erreurs de dosage ou à des traitements inadaptés, parfois avec des conséquences graves.
C’est pourquoi, lorsque l’état de votre animal ne s’améliore pas, une nouvelle évaluation par un Médecin Vétérinaire est préférable à l’ajout d’un médicament « au hasard ».
01 h 27 du matin : « Dr, vous avez les vermifuges pour les porcs ? »
Être disponible pour nos patients ne signifie pas que nous ne dormons jamais !
Certaines situations constituent de véritables urgences vétérinaires. D’autres peuvent raisonnablement attendre les heures d’ouverture.
Savoir reconnaître le degré d’urgence d’une situation permet aussi de mieux protéger son animal.
En cas de doute sur l’état de santé de votre animal, n’hésitez toutefois pas à nous contacter. Nous vous indiquerons, lorsque cela est possible, la conduite à tenir.
WhatsApp — 15 h 22 : Bonjour
15 h 24 : Allô ?
15 h 25 : Répondez, non ?
15 h 27 : Pourquoi vous ne répondez pas ?
À l’époque — ancestrale — du téléphone fixe, un appel sans réponse n’était pas vraiment un problème. On rappelait plus tard.
Avec le téléphone mobile et les messageries instantanées, nous avons parfois l’impression que tout le monde doit être disponible, partout et tout le temps.
Mais pendant que vous écrivez sur WhatsApp, votre vétérinaire est peut-être les deux mains occupées : en consultation, en train d’opérer un animal, de placer un cathéter sur un chat ou simplement d’examiner attentivement un patient.
Alors, un peu de patience… nous vous répondrons dès que nous le pourrons.
Les outils numériques nous permettent aujourd’hui de rester facilement en contact avec nos clients et de vous apporter des conseils d’orientation.
Mais ils ne remplacent pas l’examen clinique.
Lorsque votre animal présente un problème de santé, n’attendez pas que la situation s’aggrave en multipliant les conseils trouvés sur Internet ou les médicaments administrés sans avis professionnel.
Un animal ne peut pas nous dire où il a mal. C’est à nous de l’observer, de l’examiner et de rechercher la cause de ses symptômes.
À la Clinique Vétérinaire Kinoise, notre équipe est à votre disposition pour vous accompagner dans la prise en charge de votre animal, de la consultation au suivi de son évolution.